Le Cabriolet A4 se porte bien, merci pour lui ! Et son constructeur n'est pas peu fier d'en avoir vendu plus de 100.000 exemplaires au cours des trois dernières années, soit plus que le modèle précédent en neuf années de production. Mais il s'agit désormais de pérenniser ce succès. C'est pourquoi Audi a décidé de mettre ce modèle en phase avec le reste de la gamme.
L'Audi A4 Cabriolet reprend le style extérieur des berlines A4, notamment la fameuse calandre « Singleframe », caractéristique de la plupart des Audi contemporaines. Les lignes se veulent plus racées et dynamiques.
L'accent a donc été mis sur le style mais aussi sur l'agrément de conduite, qui se révèle en progrès sensible grâce à un châssis peaufiné et à un équipement plus généreux. Celui-ci comprend, entre autres, une alarme périmétrique, un régulateur de vitesse et une climatisation régulée. Quant à la capote électrique, elle peut désormais être ouverte ou fermée lorsque la voiture roule (à moins de 30 km/h). Un atout de taille lorsque l'on circule en ville où il n'est pas toujours évident de s'arrêter.
En position fermée, cette capote se montre en outre remarquablement peu bruyante, du moins lorsqu'il s'agit de la « capote acoustique » dont l'isolation est plus poussée et qui est disponible en option. On se demande d'ailleurs bien pourquoi tant un cabriolet comme celui-ci se profile clairement comme une décapotable « tout temps » et non comme un roadster sur lequel on accepte certaines concessions en termes de confort.
Ce confort précisément s'avère excellent, du moins celui des occupants des places avant et surtout si le filet antiremous a été mis en place... Ce qui condamne irrémédiablement les places arrière ! Celles-ci sont officiellement au nombre de trois, mais il ne faut pas se leurrer : comme la plupart de ses congénères, l'A4 Cabriolet est plus une « 2 + 2 » qu'une authentique 4 ou 5 places. Et le coffre le confirme, lui qui accueillera sans peine les bagages de deux personnes, mais beaucoup plus difficilement ceux de quatre...
Au plan mécanique, si la motorisation de base demeure le 1.8 turbo essence de 150 ch, c'est surtout le diesel qui retient l'attention. Audi proposait déjà un moteur de ce type sur le cabriolet 80 il y a dix ans. Mais, depuis lors, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts et le diesel a fait des progrès inouïs qui lui ont acquis de nouveaux adeptes, y compris parmi les amateurs de conduite à ciel ouvert. Consciente du phénomène, la marque d'Ingolstadt ose et propose non pas une, mais deux motorisations diesel sur cette A4. Au sommet de la gamme, trône le remarquable V6 TDI de 233 ch (204 sur notre marché) à injecteurs piézoélectriques, qui se distingue par un velouté assez bluffant. Au point que certains pourraient lui reprocher de générer trop peu de sensations.
Question performances et efficacité, en revanche, il met tout le monde d'accord, surtout quand il est associé, comme c'est automatiquement le cas ici, à la transmission Quattro. Car elle lui confère un surcroît d'aisance appréciable sur route difficile. Plus modeste, mais non moins intéressant, l'A4 Cabriolet 2.0 TDI, fort de ses 136 ch et 320 Nm propose, en « traction » uniquement, des performances déjà très honorables. Mais les réfractaires à la pédale d'embrayage regretteront qu'il ne puisse être associé qu'à la transmission automatique à variation continue Multitronic. Elle nous est, en effet, apparue moins convaincante que par le passé, à une époque où la boîte robotisée DSG n'existait pas ! Hélas, cette dernière n'est compatible qu'avec les moteurs implantés transversalement, ce qui n'est pas le cas de l'A4, qui reste fidèle au moteur longitudinal, en porte-à-faux devant les roues avant.
Côté pratique, les A4 Cabriolet sont d'ores et déjà en vente dans le réseau Audi, mais les premières livraisons n'interviendront qu'au printemps, à des prix qui démarreront à 35.300 euros (1.8 T). Pour les moteurs diesels, comptez 36.900 euros pour la 2.0 TDI et 48.090 euros pour la V6 3.0 TDI Quattro.